Origine et histoire
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FILS DU VENT
« Et sur ses cordes, le vent moqueur, pour qui savait l’écouter,
jouait un dernier air de…liberté. » Tony Gatliff
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- Origines : Au-delà du folklore et des préjugés,
qui sont les Roms ?
il s'avère extrêmement difficile de définir ce qu'est un Rom.
Le terme "Rom" est trop restrictif, car il exclut les Sintis, les
Romungrés, les Gitans, les Manouches, etc.
Leur origine est encore mal connue, mais selon toute vraisemblance,
les Rroms, ou Tsiganes, sont un peuple indo-européen d’origine
indienne, les Kshattriyas,
dont les ancêtres venaient de la moyenne vallée du Gange,
en Inde du Nord.
Ils ont émigré vers la Perse entre le IVe et le IXe
siècles pour des raisons professionnelles.
De là, ils seraient arrivés dans les Carpates, puis
en Grèce, à la fin du IXe siècle.
Puis, au XIIIe siècle, les Rajputs les ont rejoints.
Ils sont aujourd'hui dispersés dans le monde entier, surtout
sur notre continent.

On compte environ 12 millions de Rroms en Europe.
Les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et
la Bulgarie.
Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits
"orientaux" (85% du total),
en Sintés (souvent appelés Manouches en France –
4%) et en Kalés (ou Gitans – 10%),
en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne – 0,5%),
sans compter divers groupes de moindre importance numérique,
mais tout aussi Rroms que les autres Rroms.
Au niveau européen, ils sont aujourd’hui sédentaires
à 96%.
Cette nation invisible, si elle avait un État territorial, constituerait,
en nombre
le 12e des 27 États de l'Union européenne.

Ensemble, ils ont formé la Romani Cel – le peuple tsigane,
d'où leur surnom de "Romanichels",
mais ils se nomment eux-mêmes Romané Chavé, c'est-à-dire
«fils de Ram»
(héros de l'épopée indienne Ramanaya).
L'éthymologie du mot "tzigane" (ou tsigane) demeure
incertaine :
La première citation historique du peuple Tsigane, est faite
en langue grecque,
par Hérodote. (485 - 415 avJC).
ou
: Atsinganos "non touché".
Ce mot désignait une secte, disparue au XIème siècle
vivant dans l'Empire byzantin,
et pratiquant une variante de la religion persane manichéenne
(préislamique).
Ses membres, refusaient le contact physique avec tous les autres,
qu'ils considéraient impurs.
Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos "non
touchés".
Les Tsiganes furent diversement appelés en fonction des différentes
langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari
en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner
en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains
en vieux-français)...

Les Bohémiens - gravure de Jacques Caillot
(17ème siècle)
haut de
page
XVème siècle
Premières mentions écrites de la présence
des Roms en France ("Egyptiens").
Ils sont très bien reçus par les habitants.
XVIème et XVIIème siècles
Les Roms servent de compagnies armées aux nobles et
aux rois. Mais en temps de paix, ils sont frappés d’ostracisme
et sont victimes de préjugés et de mépris
de la part d’une certaine partie de la population.
XVIIème siècle, les différents
Edits et Ordonances de Louis XIV:
Edit de 1641
Par un Edit, Louis XIV promet une prime pour
un Gitan capturé mort ou vif
Edit de 1666
Le même Louis XIV ordonne que tous les Roms de sexe
masculin soient arrêtés et envoyés aux
galères sans procès.
Edit de 1675
Louis XIV par cet Edit renforce la chasse aux
Gitans : il faut "courir sus pa le fer et par le feu
contre les "Bohêmes"
11 juillet 1682
Ordonnance de Louis XIV qui condamne les Bohémiens
aux galères et les Bohémiennes et leurs enfants
à l’hospice.
[
En savoir plus ]
Fin XVIIIème siècle
Dispersion définitive des compagnies de Roms
1895
Premier recensement de tous les "Bohémiens et
nomades"vivant en France.
16 juillet 1912
Instauration d’un carnet anthropométrique d'identité.

Contrôle anthropométrique en 1920 ~ collection
Yvon Massardier
18 décembre 1938
L'Ordonnance d'Himmler sur la "répression du fléau
tzigane" permet de les enregistrer et de les interner.
6 avril 1940
les Roms sont placés en résidence surveillée.
4 octobre 1940
Les Allemands ordonnent l’internement des Roms. Des
camps sont créés pour les accueillir.
Au total, pendant la guerre, ce sont 6 000 personnes qui seront
placées dans ces camps.
16 décembre 1942
Par le décret Auschwitz Erlass, Himmler décide
de la déportation des Roms hors du territoire du Grand
Reich à Auschwitz-Birkenau. En conséquence,
ceux situés dans les départements du Nord et
du Pas-de-Calais, sous l’autorité du commandement
militaire allemand de Bruxelles, sont déportés.
1969
Le carnet anthropométrique instauré en 1912
est supprimé et remplacé par un livret de circulation.
1990
Loi Besson obligeant les communes de plus de 5 000 habitants
à la construction d’une aire destinée
à accueillir les Roms.
|
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3
- Au fil des siècles...
Les premières mentions des Roms en France, dans les chroniques locales,
datent du XVème siècle
et parlent de "Bohémiens" ou d’ "Égyptiens".Leur
présence est attestée dès 1419 à Mâcon.
Ils sont bien accueillis par les habitants, en raison notamment des
activités économiques qu’ils exercent, le plus
souvent musiciens, chaudronniers, vanniers, dresseurs...
Les registres de l'échevinage d'Arras, en octobre 1421, notent
l'arrivée en leur ville d'une trentaine de personnes qualifiées
de "merveilles venues d'étrangers du pays d'Égypte".
Elles frappent les habitants par leur teint basané, leurs longs
cheveux noirs, leur haute stature et leurs tenues pauvres quoique
colorées.
La troupe voyage à cheval avec à sa tête un noble
qui se présente comme «comte de la petite Égypte».
Il présente une lettre de l'Empereur d'Allemagne qui prescrit
de leur donner assistance, ce à quoi obéissent bienveillamment
les échevins, apportant victuailles, bière et charbon
aux nouveaux-venus.
La chronique du Bourgeois de Paris de 1427 évoque l’arrivée
d’une centaine de personnes menées par un "duc de
Petite Égypte", des hommes montés sur des chevaux
et des femmes marchant pieds nus.
Ce genre d'histoire se renouvelle dans toutes les villes d'Europe
occidentale au début du XVe siècle, notamment à
Paris, en 1427, où elle donne lieu à un long commentaire
dans le Journal d'un bourgeois de Paris. À chaque fois, on
fait référence à une troupe conduite par un noble
de belle allure, duc André ou comte Nicolas... "de petite
Égypte".

les Tsiganes (gravure de Gustave Janet (19ème siècle),
d'après un dessin de Valério).
Le grands seigneurs féodaux apprécient les qualités
de ces troupes errantes, libres de toutes attaches et pleines de ressources,
qu'il s'agisse de guerre, d'administration... ou de musique
Les chroniques et l'imagerie des XVe et XVIe siècles témoignent
de nombreux exemples de mercenaires et conseillers tsiganes à
la cour des Grands.
Aux XVIe et XVIIe siècles la présence des Roms est renforcée
parce qu’ils offrent leurs services aux nobles et aux rois.
Ils forment en effet des compagnies d’hommes armés, accompagnés
de leurs familles.
Les rois François Ier, Henri II et Henri IV accordent des lettres
de protection aux capitaines de Bohémiens et à leurs
"compagnies de petite Égypte". Ils peuvent circuler
librement dans tout le royaume.

Les Bohémiens, gravure de Jacques Caillot
(17ème siècle)
Mais, dès les XVIIe et XVIIIe siècle, en Occident,
la situation des Tsiganes commence à se dégrader à
mesure que décline l'autorité des seigneurs et que se
renforce l'emprise des États.
Serviteurs des premiers, les Tsiganes sont peu à peu perçus
par l'État comme des gêneurs,
d'autant que leur mobilité rend leur contrôle difficile.
Sous le règne de Louis XIV, on commence de prendre des mesures
à leur encontre en les envoyant aux galères ou aux colonies
(plusieurs seront expédiés en Louisiane où leurs
descendants perpétuent leurs traditions).
En Espagne, au XVIIIe siècle, la monarchie traque les gitans,
y compris les communautés d'Andalousie qui avaient développé
une société prospère autour de la culture flamenco.
Dès la fin du XVIIIe siècle, quand émerge le
culte de l'enfant-roi et la crainte obsessionnelle de le perdre,
les Tsiganes endossent une réputation de vagabonds et d'éternels
chapardeurs, voire de voleurs d'enfants.

Les années 1850 et 1860 voient une seconde grande vague d’immigration.
Ces Roms viennent pour beaucoup d’entre eux de Roumanie où,
après cinq siècles d’esclavage, ils ont été
libérés en 1856, de l’empire austro-hongrois,
de Russie et de Pologne où l’ont pratique des politiques
tsiganes qui ont pour effet de les refouler, mais aussi d’Allemagne,
de Scandinavie et d’Italie.
C’est de ce dernier pays d’ailleurs que viennent les ancêtres
de la fameuse famille Bouglione.
En 1895, un recensement général de tous les «
Bohémiens et nomades » est effectué : sur les
40 000 personnes itinérantes recensées, on compte quelques
milliers de Roms, français et occidentaux.
4 - Carnet de circulation
Au début du XXe siècle la multiplication des rapports
de gendarmerie, la transmission des informations administratives facilitée
par l’usage du télégraphe et les récits
publiés dans la presse donnent l’illusion d’un
grand nombre de Roms affluant ou vivant en France. Change alors le
système de surveillance : du contrôle de la circulation,
on passe au fichage des familles. Ainsi,
la loi du 16 juillet 1912 adopte un système de
fiches fondé sur l’anthropométrie : les "nomades",
c’est-à-dire les Bohémiens français, sont
enregistrés systématiquement.
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Carnet anthropométrique
(cliquer sur l'image)
Source : archives de l'infâmie",
édition les prairies ordinaires,
Le carnet anthropométrique d’identité
a été remplacé en 1969 par un carnet de
circulation, toujours en vigueur, et non une carte d'identité
normale.
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Dans ce début de XXIème siècle,
pour les 4 à 12 millions d'Européens
désignés en général sous le nom de Roms
ou de Tsiganes,
la vie se résume à ceci : ils sont parqués dans
des zones qui les placent
physiquement et psychologiquement en marge d'une existence normale.
Selon un rapport publié en 2005 par l'UNICEF, 84
% des Roms en Bulgarie, 88 % en Roumanie
et 91 % en Hongrie vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Dans certaines parties des Balkans, ils étaient vendus comme esclaves
jusqu'au milieu du XIXe siècle.
Les Roms de Roumanie sont passés de la condition d'esclaves à celle
de paysans sans terre. Même de nos jours, les emplois saisonniers
les plus pénibles dans l'agriculture représentent leur principale
source de revenus, avec la mendicité.
A mesure que la prospérité gagne l'Europe de
l'Est,
les Tsiganes sont de plus en plus laissés au bord de la route.
Le problème le plus évident est le manque d'instruction, qui leurP
ferme de nombreuses portes.
Parmi les autres figurent l'hostilité de la majorité de la population,
l'apathie des pouvoirs publics, le piteux état des services publics
et des infrastructures,
et le profond sentiment de désespoir des Roms eux-mêmes.
[...] les Roms sont un "bouc émissaire parfait"
pour des politiques incapables de résoudre les autres problèmes plus
graves.
L' Open Society Institute du milliardaire philanthrope George Soros,
souligne que la plupart des gouvernements voient la solution au problème
tsigane en termes de "mesures sporadiques" et non de politiques cohérentes.
Sources : Courrier International
/ septembre 2008
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5 - Le Samudaripen.
En rromani, Samudaripen veut dire "meurtre collectif total ".
Il désigne le Génocide du peuple des Rroms, Sintés
et Kalés pendant la Seconde Guerre Mondiale.
La population rrom en Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre
1933 et 1945.
Les Nazis et leurs alliés ont persécuté, stérilisé,
emprisonné, torturé, fusillé, et finalement gazé
les Rroms dans les camps de la mort... ou dans les bois.
Etaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins
un arrière grand parent rrom.
Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à
l’extermination, car quoique "aryens" ils étaient
considérés par omme parias, asociaux, "de sang
métissé", donc impurs.
(18 déc 1938 : Ordonnance d'Himmler qui mentionnait la nécessité
d'une
"solution finale de la question des Tsiganes ", peuple qu'il
qualifie d' "ennemi biologique").
En 1997, le président des Etats-Unis
Bill Clinton a choisi le professeur Ian Hancock, un intellectuel
rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust Memorial Council
en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des
dix-sept ans d’existence de ce Conseil, c’était
la deuxième fois seulement qu’un représentant
rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le composent.
Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de
guerre nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue.
|
Marquage dans le système concentrationnaire nazi :
Le triangle noir pour les tsiganes... "socialement inadaptés"
(en allemand : Asozial).

Montreuil-Bellay
1940-1945
Un camp de concentration pour les Tsiganes
pendant la Seconde Guerre mondiale
[
En savoir plus ]
Le 2 Août 2010, les vestiges de l'ancien camp d'internement
de Tziganes de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) viennent d'être
inscrits comme monument historique, une première en France.
L'arrêté d'inscription, signé le 8 juillet, rappelle
que ce "lieu de mémoire" abritait "le plus grand
camp d'internement de Tziganes en France" et représente
le "seul camp dont il subsiste encore des trace de bâti".
[
En savoir plus ]
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6 - Le peuple Gitan n'est pas 'Un'
mais divers.
Rroms, Tsiganes, Gitans, Sinti, Manouches, Zigenners, Kalos, Gypsies,
Romanichels, Bohémiens...
| Les Gitans
Ce terme n'appartient légitimement qu'à
un seul groupe, de loin le plus nombreux et le plus implanté
aux Saintes Maries de la mer. L'Espagne fut longtemps leur pays
de prédilection : leurs noms de famille en gardent la
trace, comme leur dialecte : 'le kâlo', (malheureusement
en voie de disparition ).
Manitas de Plata (photo
de Manuel Meszarovits
D'eux viennent l'art Flamenco, les danseurs Luisiuo, Imperio
Argentina, Carmen Amaya, Lola Florès et la Chunga, des générations
de grands toreros et le guitariste Ricard Baliardo plus connu
sous le nom de Manitas de Plata (petites mains d'argent) |
7 - Les Manouches (Sinti
ou Cinti)
"Groupe-ethnique nomadisant des régions germanophones
ayant été déporté et en grande
partie exterminé par les Nazis, à l'instar des
Tziganes dont ils partagent l'origine indienne". (Wikipedia)
"Ce terme d’origine tsigane provient du mot mnouch
et signifie «homme». On dit qu’il sert à
désigner la moustache (ou bien la barbiche) que porteraient
la plupart des Gitans. En France, les Manouches sont généralement
installés près des rives de la Loire".
(sources MALHERBE, Michel. Les langages de l’humanité,
Paris, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 1995, p.197-198.
)
|
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Django Rheinhardt |
Famille Bouglione |
"Les Manouches ont longtemps séjourné
en Allemagne et portent des noms germaniques (ex : Django
Rheinhardt musicien ou Torino Zigler peintre) ; les Sinti
conservent la marque de leur passage dans le Piémont
(ex : la famille Bouglione). Tous ont une véritable
passion pour la musique, et c'est parmi eux que se recrutent
les virtuoses des célèbres orchestres 'tsiganes'."
Source :
le site Gitans.fr
"Il est fréquent que des Gadjé appellent
"Manouches", toutes sortes de voyageurs manouches
ou non-manouches. Dans le domaine musical, on parle de
jazz manouche. Les Manouches ne se reconnaissent
pas en tant que Roms, indique Jean-Pierre Liégeois
dans un ouvrage intitulé "Roms et Tsiganes"
publié en 2009." (Sources : Wikipedia)
|
8 - Les Rroms
Tziganes (ou Tsiganes) d'Europe centrale. Les femmes Roms
continuent à porter les traditionnelles jupes multicolores
qui leur tombent jusqu'aux pieds et quand elles sont mariées,
un foulard noué sur la tête.

C'est le groupe qui a le plus jalousement préservé
son originalité : sa langue, le Romani (proche du sanskrit),
ses traditions, ses légendes. Après avoir traversé
l'Europe Centrale, les Rom se sont aujourd'hui répandus
dans le monde entier, du Canada à l'Australie et à
l'Afrique du Sud

Le réalisateur Tony
Gatlif (Michel Boualem Dahmani[)
|
Tous les Rroms ne sont pas des Gens du
voyage
Seule une infime partie des Rroms est demeurée
intégralement nomade.
Certains ont complètement abandonné le nomadisme pour
devenir sédentaires,
d'autres ne sont nomades qu'une partie de l'année.
9 - D'autres "Gens
du Voyage" : Les Yéniches
Les Yéniches (Yenitch ou Yenisch) appelés
Barengré par les Roms, ont une culture et un mode de vie proches
de ceux des Manouches. Mais leur origine reste encore inconnue à
ce jour.
Ils pratiquent une langue interne, issue d'un mélange de "rotwelsch"
(argot germanique) et d'emprunts aux langues rromani, yiddish et hébraïque.
(Sources :A.A.I.H.
©Philippe Grebot)
Famille de Yéniches
Environ 200 000 Yéniches vivent en Allemagne,
40 000 en Suisse,, dont environ 5 000 nomades, 35 000 vivent en Autriche,
60 000 en Hongrie, et 11 000 en Biélorussie, environ 7 000
en Belgique, et 2 800 au Luxembourg. En France, on ne connaît
pas le nombre exact, mais ils constituent sans doute, le groupe le
plus important parmi les nomades.
Seule la Suisse les reconnait comme une minorité nationale.(Blog
de Yeniche-Story)

Yéniches (ou Yenisch) suisses
Au XVe siècle les Yéniches se qualifient
souvent eux-mêmes de descendants des Celtes.
Les arguments à ce sujet sont toutefois scientifiquement aussi
contestés que les différentes autres thèses et
mythes sur la naissance du peuple yéniche. Le cas des Yéniches
illustre la difficulté à cerner précisément
les origines de ces populations marginalisées, où les
unions mixtes étaient et restent fréquentes.

Yéniches et leurs ours en hiver (environ
1900)
La thèse selon laquelle les Yéniches
proviendraient de groupes de commerçants itinérants
juifs, se base sur les hébraïsmes de la langue yéniche
et sur l'existence de similitudes non négligeables dans les
noms de famille des deux communautés. Si les Yéniches
étaient seulement issus de commerçants juifs itinérants,
on ne peut expliquer la raison pour laquelle des parties essentielles
de leur langue yiddish auraient été remplacées
pour partie par de vieilles langues étrangères.
Famille Yéniche dans les années 50/60
Bien que pendant le Nazisme, les publications du Bureau
de santé du Reich et les écrits des théoriciens
du racisme Robert Ritter et Eva Justin n'apparentent pas les Yéniches
aux Roms, les Yéniches ont été considérés
par les nazis comme asociaux, déportés dans les camps
de concentration et souvent massacrés.
"La différence entre Gitans Kalos et Yenitchs
(Yéniches) est la suivante :
les Kalos qui viennent d'Espagne sont bruns et de peau mate
et les Yenitchs ont les cheveux blonds, les yeux bleus, et viennent
d'Europe Centrale ou de Scandinavie".
Source : GENEUIL Guy-Pierre, Le Narvalo.